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|  | |  | | | | Les archives de e−management | |
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| | Phase de développement : la convergence des savoirs
Le design de la voiture est décidé et c’est le top départ ! Il s’agit alors de faire converger tous les métiers, d’arbitrer, de gérer le portefeuille et de respecter le cahier des charges : c’est le rôle de la direction de projet. Revues de projets hebdomadaires et revue numérique ou chaque « architecte » présente sa zone et fait le bilan. Puis, les pièces sont validées, les outillages réalisés et le montage des prototypes commence.. | |
|  | | | Afin de faire converger tous les métiers, des revues de projet (hebdomadaires) sont organisées. Ces nombreuses réunions permettent de faire échanger les différents services. La direction de projet tient le rôle d’arbitre, gère le portefeuille, ainsi que le respect du cahier des charges (cf. Organisation et pilotage des projets : Suivi des projets). Signalons que le planning est géré à partir de la date de commercialisation ; il s’agit donc d’un rétroplanning (cf. Gestion opérationnelle des projets : Gestion des délais). C’est impératif pour commercialiser un véhicule à la date prévue. Quand le top départ, qui est le choix du design de la voiture, a été donné, chaque bureau d’études dessine la ou les pièces dont il a la charge, conformément aux prestations du cahier des charges. Il existe une trentaine de familles de pièces, réparties en plusieurs zones d’architecture. Chaque architecte est responsable de sa zone (cf. Organisation et pilotage : gestion des ressources humaines dans les projets). Comme dans l’immobilier, l’architecte va coordonner plusieurs métiers, il a un rôle de gardien des volumes car si chaque bureau d’études était libre, la voiture serait au final un assemblage de pièces sans cohérence. C’est donc lui qui propose un volume d’enveloppe aux différents bureaux d’études. Pendant toute la vie du projet, il doit faire en sorte que chaque pièce reste dans le volume alloué. S’il y a des interférences, il faut arbitrer et se faire aider par le directeur de projet. De telles interférences apparaissent grâce aux outils numériques. L’arbitrage doit satisfaire chacun, sinon la qualité de la prestation en souffre ; il faut alors retravailler. Nous avons régulièrement des revues numériques durant lesquelles chaque architecte présente sa zone et en fait le bilan. Il fait part des interférences auxquelles il a pu être confronté, d’un point de vue fonctionnel ou esthétique. Nous utilisons des outils numériques de CAO (le logiciel Catia, fourni par Dassault Systèmes). Lorsque les pièces sont validées en CAO, on lance la réalisation des outillages puis on monte les premiers prototypes. Sur les zones où subsistaient des doutes, notamment les pièces souples, câbles, tuyaux, les endroits qui devront rester accessibles à la main pour un mécanicien, nous avons lancé des maquettages partiels préalablement au montage des premiers prototypes. Il est en effet difficile de valider numériquement qu’une pièce mécanique sera facile d’accès. Pour ce faire, les pièces ont été créées par stéréolithographie, un procédé très rapide. Le numérique, aujourd’hui, rentre dans un processus global de réduction du temps. Les modifications sont effectuées en CAO. Il est possible de les porter d’un jour à l’autre. Les gains sur la durée du développement représentent aussi des gains financiers. Ainsi, il a fallu 28 mois pour développer la Clio III du choix du design jusqu’à la commercialisation, contre 49 pour la Clio II (cf. Suivi financier des projets : les coûts). La stéréolithographie Cette technique dite de prototypage rapide consiste à concevoir une forme en trois dimensions par la superposition de formes deux dimensions. Le développement industriel de cette technologie d’origine française date des années 1980 et fut initié aux États-Unis. Plusieurs méthodes sont basées sur le principe de la stéréolithographie : la photopolymérisation, le laminage et le frittage laser. La première étape commune à toutes les méthodes est le tranchage CAO de l’objet trois dimensions en images à deux dimensions. La seconde étape consiste à fabriquer l’objet par polymérisation sélective de couches réactives. L’image deux dimensions ainsi formée est ensuite recouverte d’une nouvelle couche qui est balayée à son tour. Les objets deux dimensions ainsi produits sont superposés pour produire la structure complète. Une dérive de cette méthode est l’insertion de poudres céramiques (alumine, zircone, hydroxyapatite...) à l’intérieur du mélange. La suspension une fois insolée forme un réseau polymère emprisonnant les particules minérales. Un traitement thermique de l’objet permet d’obtenir une céramique dense. Les propriétés des céramiques obtenues par cette technique sont équivalentes aux procédés traditionnels (coulage, pressage...), les objets sont donc employables tels quels. |
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